Bonsoir, à tous, toutes, chacun et chacune,
Je ne vous demande pas votre état, quel qu'il soit, je ne peux malheureusement pas vous aider à l'améliorer, ou à le conserver. Vous pouvez toujours tenter de lire ce qui suit peut-être que cela vous réjouira, vous fera du bien, peut-être même est-ce cela précisement que vous attendiez. Je n'en sais rien moi, je ne sais même pas ce qu'il va y être écris. Suremment un tissus de conneries, comme chaque fois que mes mains se mettent à vouloir écrire et que mon esprit arrête de censurer, qu'il les laissent partir ainsi, sans rien pour les stopper, sauf peut-être l'ennemi éternel, le seul qui soit réellement de cet adjectif, le Temps. La difficultés sera ensuite de mettre un nom à cet article, "essai d'écriture de pensée"? " tentative de sortie de l'esprit"? Quelque chose du genre pour le moment, peut-être pas dans quelques instant.
Avez-vous déjà ressenti cela? cette impression que vous ne contrôlez plus rien... la vision de vos mains, qui partent, sans s'arrêter, d'habitude sur une page blanche, au départ c'était cela, au tout départ, on vous dictais, vous recopiez, mais déjà là, vous ne les maitrisiez pas vraiment. Elles tentaient de temps en temps, de vous faire faire des erreurs, de jouer avec les mots, de se tromper, pour vous faire découvrir de nouveaux univers. Mais cela, vous ne pouviez l'admettre, pas dans les cours d'importance, pas dans ces écrits si précieux, qu'ils ne faut pas modifier.
Puis un jour, pour une raison ou une autre, il y eut cette envie d'écrire. Mais que écrire? Une lettre? Une pensée? Une dissertation? Une traduction? Un poème? Non. On en est pas là, l'on n'est pas encore à la poésie, ni même à l'invention. Mais cela vient, doucement, au début l'on ne sais réellement comment l'on va finir le texte demandé, puis l'espace se comble, et on finit même parfois par dépasser la limite franchie. Alors il faut d'arrêter, l'on conclut, et le devoir est terminé.
Mais il manque quelque chose. Vous l'avez senti n'est-ce pas? Cette envie frénétique de continuer d'écrire, de ne jamais s'arrêter, cette envie qui pars de la sensation de tenir dans ses mains autre chose qu'un simple témoin de cour, mais un compagnon, quelqu'un avec qui l'on peut écrire quelque chose, cette sensation d'avoir face à soit une chose si pure, cette feuille, blanche, où personne n'a jamais écrit, cette page, qui se tends vers nous, et vers qui l'on peut tout jeter.
Alors, un jour, on tente réellement le coup, on se lance, on laisse faire, on voit ses mains qui s'agitent, qui branche ou débranche la musique, ou le bruit, on ressent son âme qui prend cette inspiration qui, à elle seule, donne l'envie de recommencer à l'infini, et puis la main saisi la plume, et le mouvement frénétique se met en place, ne s'arrêtant qu'abreuvé de mot, de phrase, sans sens premier, sans volonté seconde, sans musique ni harmonie. Mais, lorsqu'un jour on se relit, l'on comprend, quel était l'importance de cet écrit. Tout y est, feu, flamme, puissance, poésie, toute la force que l'on peut trouver dans un texte se révèle dans celui-ci que l'on a écrit avec notre âme, plutot qu'avec notre raison, sans s'en rendre compte, simplement en laissant faire cette amie, qui est si proche de l'écrivain, et si intime au poète.